Aujourd’hui, j’ai envie de te raconter le passage de ma vie mêlant matrescence et entrepreneuriat et comment mes enfants ont influencé ma vie professionnelle !

📌 Le concept de matrescence

D’abord, si tu ne connais pas la matrescence, c’est en fait la contraction du mot “maternité” et “adolescence”. Il définit donc la naissance d’une mère.

Ce terme, je l’ai connu en écoutant un podcast de ce nom-là, enregistré par Clémentine Sarlat qui y interviewe des mères. Je trouvais que ce mot correspondait bien avec le vécu qu’on peut avoir quand on est une mère et qu’on envisage de changer de vie professionnelle. Parce qu’en général, la maternité est vraiment vectrice de changement : on change d’objectifs, de dynamisme et ça peut être vraiment le petit plus !

📌 La naissance de mon premier enfant

Pour te donner un peu de contexte, je suis devenue mère très jeune à 20 ans lorsque j’ai donné naissance à ma fille. C’était voulu et je n’ai pas regretté une seule fois cette décision ! J’ai rapidement endossé ce rôle de maman et j’ai vraiment pris plaisir à l’accompagner à grandir.

Côté pro, à 20 ans je sortais d’un DUT Communication que je n’avais pas terminé. Donc je n’avais aucune expérience professionnelle dans ce domaine-là et on habitait dans un endroit où les emplois en communication sont rares, voire inexistants. 

Sans expérience ni diplôme, j’avais passé quelques entretiens d’embauche, mais ça n’avait rien donné, même avec beaucoup de motivation. 

Quand j’accouche, je décide de profiter de mon congé maternité et du chômage dont je pouvais bénéficier à la suite d’un précédent emploi d’hôtesse de caisse. C’était une période où j’ai pu voir grandir ma fille. C’était top car j’avais cette envie et ce besoin de passer du temps avec elle. 

Quand ma fille a eu 8 mois, j’ai dû reprendre un travail, car l’argent commençait à manquer. Je me souviens très bien que c’était déjà une torture parce que je n’avais pas envie de faire un travail du lundi au vendredi de 9h à 18h qui ne m’épanouissait pas et pour lequel je devais laisser ma fille chez la nourrice.

J’ai finalement trouvé un job de vendeuse dans une petite boutique de producteurs fermiers. Je travaillais deux jours et demi par semaine avec une équipe très sympa, mais je n’étais pas hyper épanouie.

📌 Mes premières déceptions entrepreneuriales

J’ai donc eu envie d’utiliser mes talents de graphiste, comme je le faisais pour ma famille et mes amis. En 2014, je décide alors de créer mon business et ma propre marque de décoration pour bébé. 

J’avais conçu mon site internet, fait un shooting photo à Paris, acheté de la papeterie pour accompagner les colis et fait une grosse commande de packaging.

Malheureusement, ça n’a pas donné grand chose. J’ai vécu ma première déception entrepreneuriale. 

Entre-temps, j’avais également rencontré une copine qui avait une boutique de vêtements et de décoration pour enfants. J’avais fait des ateliers créatifs dans sa boutique et elle vendait mes affiches. Finalement cela s’est mal fini. Nouvelle déception entrepreneuriale. J’ai abandonné et j’ai changé de job.

📌 Reconversion et rencontre décisive

Puis, j’ai travaillé en tant que secrétaire avec toujours cette envie de créer des visuels. J’ai incrusté mes compétences dans le job pour y ajouter de la communication et c’était plutôt bien accueilli. 

En 2017, j’ai vécu une vraie mauvaise expérience professionnelle. Je me disais qu’à 24 ans, je ne pouvais pas être déjà dégoûtée du travail ! J’étais surtout très frustrée de ne pas utiliser ce que je savais faire.

Pour pallier mon syndrome de l’imposteur (car je n’avais pas validé de diplôme), j’ai décidé de reprendre une formation de 8 mois en Gestion de Projet Événementiel. Ce n’était clairement pas la meilleure formation du marché, mais elle m’a permis de faire la rencontre professionnelle de ma vie. Je parle d’Élodie chez qui j’ai fait un stage et ça a été la révélation, car elle m’a énormément appris et j’ai compris que mon truc c’était vraiment la communication et le graphisme !

📌 Ma deuxième vie entrepreneuriale

Après ce stage, c’est là que ma deuxième vie d’entrepreneure a commencé, quasiment en même temps que ma deuxième grossesse.

En 2019, pour les besoins d’un projet immobilier, j’ai tout de même repris un CDI d’hôtesse de caisse, puis d’agent de mise en rayon.

Mais en parallèle, j’avais un premier contrat régulier en freelance avec une agence de communication spécialisée dans le médical. Grâce à ce contrat, je me disais que c’était possible d’entreprendre à côté et cela me permettait de survivre à ce job salarié.

Ayant mis assez d’argent de côté pour mon congé maternité, je décide de démissionner pour me concentrer sur mes prestations en communication en tant qu’indépendante. La cible qui me parlait ? Les professionnels du mariage ! J’ai d’ailleurs communiqué à fond sur Instagram et les premiers contrats sont arrivés très vite. 

Ma motivation était de montrer à ma fille que travailler c’est génial quand tu fais ce qui te plaît et à la fois d’être présente pour mon fils qui allait naître.

Aujourd’hui quand je vois où j’en suis, je suis tellement fière d’avoir persévéré, essayé, échoué et recommencé.

📌 3 choses à retenir pour te rebooster dans les moments de doute

  1. Note pourquoi tu veux ou pourquoi tu es entrepreneur, surtout si cela a un lien avec tes enfants. Parce que dans les moments où tu t’éloignes trop de ton objectif et où tu travailles trop, cela te permet aussi de prendre du recul et de faire les choses d’une meilleure façon.
  2. Le chemin est long et sinueux, mais ça vaut le coup. Rares sont les personnes qui réussissent du premier coup. Je crois qu’il faut aussi apprécier le voyage plutôt que d’être fixé sur la destination.
  3. Ose échanger avec les autres ! En trois ans, je me suis fait de vraies amies aux quatre coins de la France et en Allemagne. Les opportunités entrepreneuriales sont folles, car on collabore souvent ensemble.

Voilà, j’avais envie de te raconter mon histoire conjuguant matrescence et entrepreneuriat avec ses échecs et ses succès. J’espère que cela pourra t’inspirer et te motiver, voire même te rassurer. Car dans ce monde d’apparence, on pense naïvement que les autres réussissent parfaitement, mais c’est rarement vrai ! 

 

Le plus important, c’est de te retrouver entre toutes tes vies de mère, d’entrepreneure, d’épouse et de femme. À ce sujet, tu peux retrouver mon article sur mes 3 conseils d’organisation d’une mumboss.